Troisième page

 

Quand je me promène j'aime toucher les rochers, les pierre les galets les petite cailloux.

Il était un temps où la pierre me possédait.

Des que mon regard croisait sa route, naissait alors une passion absolue un coup de foudre entre elle et moi. Je la caressais du regard puis des mains en aveugle et alors se produisait une étrange attirance, nous étions « aimantées »

Je ne savais pas encore ce que j’allais sculpter , c’est la pierre qui allait me guider. Ma passion allait pendant de nombreuses années dévorer les pierres comme les pierres allaient dévorer mon temps mes mains ma santé . Percluses de douleur , de déformations , d’étranges allergies, mes mains ont crié douleur et c’est la mort dans l’âme que j’ai rendu les outils de sculpteur: je n’irai plus jamais au cœur de la pierre , la pierre m’a dévorée.

De notre relation foudroyante est née une rupture fracassante . Sculpter la pierre devait certainement me transporter dans une autre dimension temps.

La vie d’une roche s’étend sur des millions d’années, le temps la transforme, l’adoucit, la ponce, la dompte… j’ai voulu jouer au temps qui passe, j’ai moi même sculpté la roche . Mais un jour le temps a réagi violemment, il m’a mise face à la vieillesse de mes mains, il m’a dit stop et a coupé mes ailes d’apprentie sorcière.

Aujourd’hui je ne peux plus gratter, creuser pour trouver l’âme de la pierre mais maintenant, je sais que cette âme existe

Alors, depuis ce temps là, c’est avec beaucoup de doigté et de douceur que chaque jour durant mes promenades, j’entre en relation avec les pierres.

Oui les pierres me parlent et leur message est sans rancune . Les pierres sont à mon écoute, pleine de douceur et de tendresse.

Les pierres me voient.

 

La pierre a une a me 1

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